Restitutions

Marché des arts primitifs : un creux qui pourrait profiter aux objets océaniens

Title: Marché des arts primitifs : un creux qui pourrait profiter aux objets océaniens
Author: Roxana Azimi
Media Outlet: Le Monde
Publish Date: Sept. 9, 2019

“Arts d’Afrique et d’Océanie : les transactions restent dynamiques aux deux extrémités du marché, pour les objets en dessous de 15 000 euros et pour les rares chefs-d’œuvre inestimables.”

A qui appartient l’art africain ?

Title: A qui appartient l’art africain ?
Media Outlet: Arte
Publish Date: September 8, 2019

“En 2017, Emmanuel Macron s’est engagé à restituer à leurs pays d’origine les œuvres d’art africaines détenues par la France. Si les restitutions visent à réparer le préjudice, un problème juridique subsiste : depuis 1566, les biens entrant dans le domaine public sont inaliénables, imprescriptibles et insaisissables, selon la loi française. Dès lors, à qui appartiennent ces œuvres d’art ?”

Restitutions post-coloniales : il est temps de passer aux actes !

Title: Restitutions post-coloniales : il est temps de passer aux actes !
Author: Louis-Georges Tin, président d'honneur du CRAN (Cran)
Media Outlet: Libération
Publish Date: July 4, 2019

““Le Président avait annoncé que la restitution commencerait au printemps 2019. Or, pour l’instant, il n’en est rien. Au lieu d’agir, on parlemente, encore et encore. Il y a déjà eu le rapport rédigé par Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, qui explique très clairement comment la restitution doit être mise en place. Pourquoi faut-il encore un forum ? Les ministres invitent encore des spécialistes ; or c’est précisément ce qui a déjà été fait dans le cadre du rapport de Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, qui ont réuni et auditionné de très nombreux experts.”

Les mots de l’esclavage : une vigilance nécessaire

Title: Les mots de l’esclavage : une vigilance nécessaire
Media Outlet: Libération
Publish Date: June 27, 2019

“A l’heure où le débat sur la restitution des œuvres d’art est ouvert, d’autres questions urgentes se posent dans les musées de France et d’Europe : celles de la présentation et de la contextualisation des objets et des œuvres liés à l’histoire de l’esclavage et à celle de la colonisation. Avec l’appui des recherches en sciences humaines et sociales, certains objets ne sont plus considérés du point de vue de leur utilisation en Europe mais sont réinterprétés en fonction de circuits globaux au sein desquels circulent des produits coloniaux tirés de sociétés esclavagistes. (…) Le souci de nommer, de retracer les biographies de ces modèles, parfois par bribes, est symptomatique de l’interrogation actuelle sur les rapports de pouvoir et de domination, sur la violence, sur les représentations induites par les mots qui désignent les individus, leurs actions, leurs fonctions.”

Alain Godonou : « Il faut une convention internationale pour restituer l’art africain »

Title: Alain Godonou : « Il faut une convention internationale pour restituer l’art africain »
Author: Thierry Cruvellier
Media Outlet: Justiceinfo.net
Publish Date: March 15, 2019

“(…) l faut que cela devienne un débat international et que cela fasse l’objet, peut-être, d’une convention internationale, pour que tous les pays aient un cadre de référence qui gère ce type de questions. Je me réfère à une convention qui parle de la circulation des œuvres. Le mot circulation est important.

Ces objets béninois, sénégalais, burkinabés, il y en a autant besoin dans les diasporas. Aujourd’hui, nous sommes tous de partout. Donc, ces objets doivent avoir un statut qui leur permette de circuler. Et pour cela, il faut fixer des règles.

(…) Mais on est dans la complexité. Il faut comprendre que les Français n’étaient pas en guerre contre l’ensemble des peuples qui forment le Bénin d’aujourd’hui. Ils avaient des alliés qui étaient en guerre, par exemple, contre Abomey. C’est une histoire plus complexe qu’on ne le dit et il ne faut pas la simplifier pour des raisons patrimoniales. Elles restent complexes. Ces objets, partis d’Abomey, peuvent poser problème au Bénin. Les peuples à qui Abomey faisait la guerre, comme les Yorubas – dont beaucoup se sont retrouvés esclaves aux Amériques –, dans la mémoire ancienne et même actuelle, sont fondés à se dire : pourquoi tout ce tapage autour des gens qui nous massacraient ?

La Nuit des idées à l'INHA (Paris, 31 janvier 2019) - Captation en ligne

La captation de la Nuit des idées "Face au présent : figuration / restitution des objets d’art non-occidentaux" qui s’est tenue à l'INHA le 31 janvier 2019 est accessible ici, tandis que le détail de la manifestation est lisible .

“Depuis 2017, l’INHA mène un programme de recherche visant à renouveler l’histoire de l’art des objets d’Afrique réalisés entre le XIVe et le XIXe siècle : « Vestiges, indices, paradigmes : lieux et temps des objets d’Afrique ». Ce programme entre aujourd’hui en résonance avec l’actualité culturelle.

La question est devant nous, aujourd’hui : que faire des objets que se sont appropriés les occidentaux en les déplaçant de leurs territoires et en les intégrant dans leurs musées ? Faut-il restituer, échanger, réparer ou bien penser le statut de ces objets différemment ? Qu’en est-il pour l’histoire de l’art des enjeux mémoriels, spirituels, anthropologiques, historiques, économiques et esthétiques de ces questions ? La fiction, la création, la recherche, peuvent-elles contribuer à inventer de nouveaux horizons, par-delà des concepts de propriété, d’appropriation, d’auteur voire même de frontières ou de nations ? En plus de nous demander à qui appartiennent ces œuvres ne faut-il pas s’interroger : dans quel espace et quel monde veulent vivre ces objets ? Comment investir ce passé des objets pour faire advenir une autre modalité du monde ? Serons-nous capables de privilégier le dialogue, l’échange et la relation ?

Au cours de la soirée, il s’agira à la fois de faire un état des lieux de la question des restitutions (France / Afrique mais aussi Amérique), de tenter de penser le statut de ces objets à nouveaux frais (figuration, artefact...) et de réunir chercheurs, artistes, conservateurs susceptibles d’éclairer la question de manière oblique.”

La question épineuse de la restitution du patrimoine africain français

Title: La question épineuse de la restitution du patrimoine africain français
Author: Jean de Loisy
Media Outlet: L’Art est la matière - France Culture (59 min.)
Publish Date: January 20, 2019

Aujourd’hui nous abordons une immense question qui vient d’être soulevée et qui ébranle l’ensemble du monde de l’art. Il s’agit de la restitution du patrimoine africain français (et sans doute que ça va aller bien au-delà). (…) Avec Honoré Tchatchouang Ngoupeyou, responsable des affaires culturelles du programme de la Route des chefferies (Cameroun), Eric de Chassey, Directeur général de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) et Yves Le Fur, directeur du patrimoine et des collections au musée du quai Branly - Jacques Chirac

Kenya is starting to track its valuable stolen artifacts worldwide—with German help

Title: Kenya is starting to track its valuable stolen artifacts worldwide—with German help
Author: Abdi Latif Dahir
Media Outlet: Quartz Africa
Publish Date: December 12, 2018

“The world’s leading museums have also defended their right to keep ancient statues, giving the excuse that their institutions served the interests of all nations. Jim Chuchu of the Nest calls this “weaponized bureaucracy” or “the circle of nonsense” like how Germany refuses to return the 3,400-year-old bust of Queen Nefertiti calling it “the ambassador of Egypt in Berlin.” “It’s a hostage situation,” he said.”

Restitution du patrimoine africain : la RDC va adresser une requête officielle à la Belgique

Title: Restitution du patrimoine africain : la RDC va adresser une requête officielle à la Belgique
Author: Katia Dansoko Touré
Media Outlet: Jeune Afrique
Publish Date: December 7, 2018

'“La restitution du patrimoine congolais sera mise sur la table une fois la construction du musée situé Boulevard Triomphal achevée, en juin 2019.

(…) « Nous attendons la fin des travaux et l’ouverture de notre propre musée, en partenariat avec la Corée du Sud. Nous allons aussi réhabiliter notre musée à Lumumbashi. La demande de restitution sera évidemment sur la table. Un mois avant la fin des travaux, qui est prévue pour le mois de juin, il y aura une requête officielle. »

(…) En 1970, déjà, Mobutu Sese Seko avait obtenu la restitution de 1 042 pièces par la Belgique. À la chute du régime mobutiste, des dizaines de pièces ont disparu mais, selon le professeur et historien de l’art Joseph Ibongo, ancien directeur général de l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC), plusieurs ont été identifiées et retrouvées à travers l’Europe.

« En 2011, nous nous sommes rendus à Vienne, en Autriche, pour récupérer deux œuvres qui avaient été mises aux enchères », raconte-t-il à Jeune Afrique, avant d’indiquer que les quelques 45 000 pièces entreposées dans les hangars aux abords de l’actuel musée national, situé sur le mont Ngaliéma, prendront également place au sein du futur édifice érigé sur le Boulevard Triomphal. Coût du chantier : 66 millions d’euros.”

Restitution du patrimoine : une première œuvre de retour à Dakar après un long exil

Title: Restitution du patrimoine : une première œuvre de retour à Dakar après un long exil
Author: Manon Laplace
Media Outlet: Jeune Afrique
Publish Date: December 5, 2018

“C’est l’histoire d’un exil long d’au moins trente ans. On ne sait pas vraiment quand il a quitté Dakar, et encore moins la Sierra Leone dont il est originaire. Ce que l’on sait, c’est qu’il est arrivé en France en 1987 dans les bagages d’un collectionneur français de retour de la capitale sénégalaise. Qu’à partir de 1997 et pendant dix ans, ses 35 centimètres de bois brun ont trôné sur une étagère, dans le salon d’un collectionneur en Aquitaine, avant de cheminer jusqu’à Bruxelles, dans le bureau du galeriste belgo-congolais Didier Claes. « Il », c’est un masque-heaume Mende originaire de Sierra Leone. Un masque rituel, porté par les femmes lors de cérémonies initiatives.

Le 5 décembre, il a retrouvé la collection nationale du musée Théodore Monod d’art africain, affecté à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), où il était exposé dans les années 1970 avant d’être vendu dans des circonstances que l’on ignore encore.

(…) Il appartient aux musées nationaux africains de communiquer amplement sur les pièces qui ont un jour composé leurs collections, car beaucoup de collectionneurs n’ont pas conscience de l’origine et du parcours de ce qu’ils ont chez eux. »